Hyundai – Tout change, sauf le nom

Hyundai renouvelle son SUV star et ne s’embarrasse pas de considérations inutiles. Plateforme, motorisations et design sont inédits et le nouveau Tucson affiche clairement les ambitions de la marque.

Lancé en 2015 en remplacement de l’iX35, le Hyundai Tucson est un véritable bestseller. Jusqu’en 2019, il trônait au sommet des ventes de la marque en Suisse, avant d’être dépassé par le Kona. Au niveau mondial, avec 7 millions d’unités vendues dont 1,4 million en Europe, le Hyundai Tucson est le SUV le plus vendu du constructeur. Il occupe la seconde place au palmarès Hyundai, derrière la berline Avante/Elantra, absente des marchés européens.

Pour cette quatrième génération, Hyundai a décidé de repartir d’une feuille totalement blanche, en faisant reposer le Tucson sur la nouvelle plateforme qui équipe déjà le Santa-Fe.

Le plein de personnalité

Il est bien loin le temps où le style Hyundai confinait à un patchwork de lignes dont l’inspiration était puisée chez d’autres constructeurs. L’exercice débouchait sur des productions au style insipide avec un arrière-goût prononcé de déjà-vu. Les derniers modèles et concepts de la marque illustrèrent un renouveau, que le Tucson confirme. Cette quatrième génération bouscule les codes; elle ne plaira assurément pas à tout le monde. Elle sera, en revanche, immédiatement identifiable sur la route.

Cette volonté d’attirer les regards se matérialise par une face avant impressionnante, où calandre et phares ne font qu’un. S’étendant sur toute la largeur du Tucson, la grille intègre en ses extrémités les projecteurs. Ces derniers sont donc invisibles lorsque éteints. Les flancs très sculptés accueillent des arêtes saillantes et nervures marquées qui mettent en évidence les déhanchements des ailes avant et arrière. Les lignes sont musculeuses, angulaires, suggérant une puissance brute et la robustesse. Les faibles surfaces vitrées et la ceinture de caisse ascendante accentuent cette impression. A l’arrière, un bandeau lumineux rouge réunit les feux qui rappellent à leur manière le concept de style des projecteurs avant. Ce look presque révolutionnaire signe une évolution de l’identité “Sensuous Sportiness” étrenné sur les récents modèles Hyundai.

Habitacle raffiné

La sobriété de l’agencement intérieur contraste avec l’extérieur. Un double bandeau en aluminium court des portières à la planche de bord et enveloppe les occupants. La planche de bord, toute en horizontalité, est parfaitement plane. Elle favorise ainsi la sensation d’ouverture et la vision vers l’extérieur. L’instrumentation est numérique et la console centrale intègre l’écran du système infodivertissement. Suivant le niveau de finition, sa diagonale est de 8 ou 10,25 pouces. Les traditionnels boutons de commande disparaissent au profit de touches tactiles, comme pour les réglages de la climatisation. La dernière version du système multimédia Bluelink est de série. Il regroupe nombre d’applications connectées en temps réel en plus de la navigation et l’intégration d’Apple Carplay et Android Auto.

Trois ambiances intérieures sont proposées: monochrome noir, bicolore noir et beige ou le pack Teal et ses surpiqûres et inserts bleu. La sellerie est au choix en tissu ou en cuir.

Le nouveau Hyundai Tucson voit ses cotes légèrement augmenter. Il gagne 2 cm en longueur (à 4,50 m) et 1,5 cm en largeur (à 1,87 m). L’empattement gagne 1 cm à 2,68 m. Les passagers arrière bénéficient de 2,6 cm d’espace aux jambes supplémentaire par rapport à la génération précédente. La capacité du coffre est aussi en hausse; suivant la motorisation, le volume sièges relevés va de 546 l à 620 l, et de 1725 l à 1799 l avec la banquette arrière rabattue (4:2:4).

D’innombrables combinaisons possibles

Côté mécanique, Hyundai propose un assortiment pléthorique de propulsions. Le choix s’opère autour de trois groupes propulseurs électrifiés, deux moteurs thermiques et quatre options de transmission. Voilà qui devrait satisfaire tous les types de conducteurs. C’est aussi l’offre la plus large de tout le segment des SUV compacts.

Le tout s’articule autour des blocs 1,6 l essence T-GDi en 150 et 180 ch et le 1,6 l diesel CRDi de 136 ch. Chacun de ces blocs reçoit, en option, une hybridation légère 48 V. Ainsi doté, le bloc essence 150 ch reste en traction simple et s’accouple au choix à une boîte de vitesses manuelle intelligente à embrayage électronique (6iMT) ou à double-embrayage 7 rapports (7DCT). La version 180 ch existe en traction avec la boîte 6iMT et en 4×4 avec la boîte 7DCT. Pour sa part, le bloc diesel reste fidèle à la boîte 7DCT, qu’il soit en traction ou 4×4.

En faisant l’impasse sur l’hybridation légère, le 1,6 T-GDi est disponible en 150 ch, boîte de vitesses manuelle 6 rapports et en deux ou quatre roues motrices. Du côté du diesel, le 1,6 l CRDi passe alors à 115 ch. Il s’accouple à une boîte de vitesses manuelle 6 rapports et reste en traction.

Une version full hybride, associant le 1,6 l T-GDi et un moteur électrique de 44,2 kW associé à une batterie de 1,49 kWh sera aussi proposée. L’ensemble développe 230 ch, reçoit une boîte de vitesses automatique à 6 rapports et laissera le choix entre les deux ou quatre roues motrices. Ce sera la version de pointe du Hyundai Tucson en termes de puissance, en attendant l’arrivée d’une mouture plug-in hybride. Cette dernière devrait développer 265 ch et fera ses débuts en 2021.

Le nouveau Hyundai Tucson arrivera en concession d’ici à la fin de l’année 2020, à des tarifs encore inconnus.

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