Ferrari – Dans l’ombre de la 250 GTO

Omologata, voici une appellation qui fleure bon la nostalgie, qui rappelle l’âge d’or de la course automobile, cette époque faite de héros du volant et d’autos devenues légendaires. Ferrari ressuscite le nom pour un modèle unique.

Ferrari a dévoilé le dixième exemplaire “one-off” créé par la marque depuis 2009. Baptisée “Omologata”, cette création repose sur une base de 812 Superfast. Seul le pare-brise et les projecteurs sont commun avec la 812 Superfast de série. Tout le reste est inédit, comme l’a souhaité le “client européen averti” qui l’a commandée.

Hommage…

Pas moins de 2 ans de travail ont été nécessaires à la réalisation de la Ferrari Omologata depuis les premiers dessins. L’heureux client a demandé un design futuriste qui rappelle aussi les éléments distinctifs de l’histoire de la marque. L’ombre de la 250 GTO a manifestement plané au-dessus des concepteurs et designers. La carrosserie est entièrement réalisée en aluminium et façonnée à la main. Le capot plongeant et galbé se termine sur deux ouïes et une calandre qui font références à la GTO de 1962. La ligne de toit, l’arrière court et le petit becquet relèvent de la même source d’inspiration.

De l’arrière en revanche, la Ferrari Omologata brouille les pistes. Les persiennes de la lunette laissent présager une position centrale arrière du moteur. Or il n’en est rien, le V12 6.5 l de 800 ch reste sous le capot avant. Les feux arrière passent à un simple module, engoncés loin dans leurs orbites.

… et tradition

La Ferrari Omologata s’habille d’une robe Rosso Magma spécialement mise au point pour l’occasion. Les dossards sur les portières et le bandeau ceinturant le capot rappellent la 250 GTO engagée par l’Ecurie Francorchamps dans les années 60.

Dans l’habitacle repris tel quel de la 812 Superfast, de nombreux détails de finitions rappellent l’histoire de la marque. A commencer par les sièges parés de cuir et tissu jean bleu électrique et leurs harnais. Les pièces en plastique de la planche de bord et du volant reçoivent une peinture vermiculée. Cette finition est typique des GT des années 50 et 60 et orne aussi les couvre moteur Ferrari. On retrouve aussi, sur les poignées de portes et le pont du tunnel central, une peinture à effet martelé telle que dans les 250 LM et 250 GTO de l’époque.

Ferrari cultive bien entendu une discrétion absolue quant à l’identité du propriétaire ainsi que le prix demandé pour un tel chef-d’oeuvre…

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