Audi – E-tron pressés

Audi dévoile les versions sportives de ses SUV électriques e-tron et e-tron Sportback. Baptisés e-tron “S”, ils embarquent pour l’occasion 3 moteurs.

Ce n’est pas parce qu’on est vertueux qu’on ne peut pas se montrer sportif! Audi se joint à la course aux chevaux entamée par Tesla et les déclinaisons “Performance” de ses Model 3, S et X, rejointes récemment par les Porsche Taycan. Il faudra maintenant aussi compter avec les Audi e-tron S et e-tron S Sportback.

Et 1, et 2, et 3 moteurs!

L’un des avantages de la motorisation électrique est son faible encombrement. Plusieurs modèles possèdent 2 moteurs, certains prototypes vont jusqu’à doter chaque roue d’un propulseur. Jusqu’ici, seule la Honda NSX intégrait 3 unités électriques; deux sur le train avant pour la traction et une à l’arrière en appui au moteur thermique et à la boîte de vitesses.

Les Audi e-tron S embarquent 3 moteurs; deux sur le train arrière et un sur l’essieu avant. C’est une première mondiale parmi les autos électriques de série. La puissance totale s’élève à 503 ch pour un couple de 973 Nm, grâce à un overboost disponible pendant 8 secondes dans le mode de conduite “S”. Le 0 à 100 km/h est ainsi franchi en 4,5 secondes et la vitesse de pointe culmine à 210 km/h. En comparaison, les e-tron 55 Quattro disposent de 408 ch et couvrent le 0 à 100 km/h en 5,7 secondes.

Les 3 moteurs puisent leur énergie dans une batterie de 95 kWh, dont 86 kWh utiles. L’autonomie annoncée est de 360 km pour l’e-tron S et 365 km pour l’e-tron S Sportback. Batterie et moteurs prennent place le plus bas possible dans le châssis, pour abaisser le centre de gravité. La masse est également répartie entre les essieux de manière uniforme.

Châssis réglé au poil

L’électronique joue les premiers rôles dans la gestion des trains roulants. Les Audi e-tron S utilisent la majeure partie du temps les moteurs situés sur le train arrière; ce sont donc des propulsions. Le moteur avant entre en action de manière quasi instantanée dès lors que le conducteur exige plus de puissance ou que les conditions d’adhérence se dégradent; les e-tron S bénéficient à ce moment de la transmission intégrale. La vectorisation du couple permet à chaque moteur arrière de réguler le couple qu’il envoie sur la roue à laquelle il est rattaché. Il n’y a dès lors pas besoin de différentiel mécanique. Le tout est synchronisé par l’électronique qui envoie ses ordres en quelques millisecondes.

La direction progressive, dont la démultiplication devient de plus en plus directe à mesure que l’angle du volant augmente, renforce le caractère sportif. Les suspensions pneumatiques bénéficient d’une configuration spécifique aux versions S. La hauteur de caisse peut varier sur une amplitude de 76 mm, selon la situation et les réglages de conduite.

Comme sur d’autres modèles de la gamme Audi, le système Drive Select propose sept modes de conduite et agit sur les réglages du châssis et les groupes motopropulseurs. La monte pneumatique de série est en 20 pouces. Des jantes de 21 et 22 pouces sont disponibles en option.

Présence marquée

La tradition, sur les Audi affublées du S, est de laisser transparaître la sportivité de leur mécanique sur leurs atours. Tantôt de manière subtile, tantôt de manière (très) visible. Les e-tron S et e-tron Sportback S n’y dérogent pas. Au premier coup d’oeil, la présence visuelle des engins est pour le moins marquée. Les passages de roues s’élargissent de 23 mm de chaque côté, les prises d’air sont béantes et un diffuseur court sur toute la largeur du pare-chocs arrière.

A l’intérieur, Audi applique aussi les recettes du label S. L’ambiance se teinte de sportivité, les sièges sport s’habillent d’Alcantara et l’aluminium ou le carbone constituent les placages.

Les Audi e-tron S et e-tron S Sportback arriveront sur le marché suisse à l’automne 2020, à des prix de base respectifs de 99’900.- et 102’100.- francs.

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